mercredi 7 mai 2014

Le bordel de Rat-Vélo comme vous ne l'avez jamais vu.

La meilleure blague d'altiste de l'année est sans conteste celle qui a été postée sur itoutioube par Frederico Bresciani (Vérification faite, elle a été postée en 2011 d'ailleurs). Elle montre que le pupitre d'alto est tout de même celui où l'on se marre le plus. Encore plus drôle que cette autre blague d'altiste en concert. Et à rapprocher de l'exceptionelle performance Jacques Villeret à la caisse claire dans le même Boléro de Ravel.

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mardi 6 mai 2014

Bravos de Cologne

De retour de Cologne avec des étoiles pleins les yeux... je pourrais choisir la version sobre en disant simplement: "la création de ma pièce pour 13 altos par Vincent Royer et ses collègues du Gürzenich Orchester à la philharmonie de Cologne s'est très bien passée". C'est vrai mais il y a un peu plus à dire. Comme dit le psaume "je me souviens et mon cœur déborde", et plutôt que d'accumuler superlatifs et épithètes, il est peut-être plus approprié d'user de ce privilège de l'artiste, celui de dire "je", afin de partager ma joie avec vous.

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lundi 7 avril 2014

L'alto, encore mieux que l'iphone

Si leurs qualités de musiciens ne sont plus à démontrer, les altistes se font remarquer et apprécier dans tous les orchestres du monde par leur sens de l'humour. Et en particulier leur goût pour l'auto-dérision (Comme tout artiste en lutte, l'auteur de ce blog n'échappe pas à la règle d'ailleurs). 

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mercredi 29 janvier 2014

Un dimanche en musique

Ouï dimanche dernier salle Cortot, un charmant concert de musique de chambre en matinée (à 11 heures) proposé par l'association Musique pour Tous, petit groupe de musiciens réunis autour de l'altiste Pierre-Henri Xuereb.

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vendredi 20 décembre 2013

Espaces acoustiques

L'ambiance était à la fête ce 14 décembre, à la cité de la Musique. En compagnie de l'ami Philippe et d'un public nombreux, nous avons pu déguster l'intégrale des Espaces acoustiques de Gérard Grisey, par l'ensemble intercontemporain complété par l'orchestre du Conservatoire de Paris.

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samedi 5 octobre 2013

Helikopter-Streichquartett de Stockhausen à Paris le 5 octobre

Un évènement rarissime aura lieu ce soir à 18h: une interprération parisienne du célèbre Helikopter-Streichquartett de Stockhausen dans le cadre de la Nuit Blanche de Paris, sponsorisé par la Monnaie de Paris.

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vendredi 13 septembre 2013

Concours de composition Viola's 2014

L'association franco-européeen de l'alto, qui édite le site alto en ligne et organise le festival Viola's 2014 au CRR de Paris, ajoute cette année un concours de composition aux festivités. Il s'agit d'écrire une pièce pour alto seul d'une durée de 4 à 5 minutes. Le jury comporte du beau monde: Edith Canat de Chizy, Richard Dubugnon et Philippe Hersant pour les compositeurs, Odile Auboin, Gérard Caussé et Laurent Verney pour les altistes et de Jacques Borsarello, président du jury. Les détails se trouvent sur le site Viola's 2014. Amis compositeurs, à vos plumes !

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mardi 10 septembre 2013

L'orchestre Ut Cinquième recrute

L'orchestre Ut Cinquième recrute des instrumentistes pour la rentrée de septembre 2013. Cet orchestre amateur auquel j'ai le bonheur de participer depuis 20 ans (oui madame ! depuis 1994, ça ne nous rajeunit pas tout ça) a comme particularité de fonctionner uniquement avec des chefs invités. Le travail s'organise autour de trois trimestres (ou "modules") qui consistent en une dizaine de répétitions le mercredi soir, plus un week-end, afin de préparer deux, trois ou quatre concerts.

affiche recrutement 2013-2014

Les autres particularités que j'apprécie beaucoup dans cet ensemble sont l'enthousiasme des musiciens, l'ambiance amicale la mixité des générations (ce n'est pas un orchestre de jeunes ni un orchestre de vieux). Ce que j'aime un peu moins est le conservatisme des programmes ces dernières années. Je me souviens avoir pourtant joué dans plusieurs créations et oeuvres de compositeurs vivants avec Ut Cinquième, à l'époque où les musiciens avaient davantage le coeur aventureux, et ne desespère pas qu'un brin d'esprit militant revienne parmi eux.

Le recrutement se fait sur audition. Plus d'information sur www.ut5.fr. 

lundi 29 juillet 2013

A late quartet (Le quatuor) par Yaron Zilberman

Sorti l'hiver dernier aux US, cet été en France dans une relative discrétion, A Late Quartet raconte l'histoire d'un quatuor à cordes professionnel côté coulisses. Le violoncelliste (Christopher Walken, magnifique) découvre qu'il est atteint de la maladie de Parkinson, ce qui déclenche une crise majeure au sein du célèbre quatuor La Fugue qui allait entamer sa vingt-sixième saison. Des passions réprimées ou bien enfouies depuis des années font surface et mettent rudement à l'épreuve l'harmonie de ce drôle de mariage à quatre qu'est le quatuor à cordes. Recentré autour de cinq personnages principaux, servi par un jeu d'acteurs qui sonne très juste, le drame se déroule dans un impeccable crescendo émotionel jusqu'au premier concert de la saison, qui cristallise toutes les passions.

Le silence qui précède ce concert, les regards échangés par les quartettistes et ce que leurs visages expriment par leur immobilité même, est un très beau moment de cinéma. Ayant pénétré l'histoire, les motivations, les rêves réalisés ou contrariés de chacun d'eux, la force et la subtilité des liens qu'ils ont tissé en vingt-cinq ans, on comprend un peu mieux pourquoi quatre archets peuvent exprimer autant d'émotions, et nous boulverser au plus profond.

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Le sixième personnage, invisible mais omniprésent, est le quatorzième quatuor en ut dièse mineur du grand Ludwig van. Il forme l'essentiel de la bande son du film. Sa nature fragmentée et imprévisible épouse celle de la narration, qui procède par petites touches. Sa force expressive donne plus de relief à des scènes intimistes et souvent très pudiques (certains critiques ont jugé que c'était un peu surjoué par moments, mais je n'ai pas eu cette impression).

Les musiciens le savent bien: lorsqu'on travaille une pièce sérieusement, on la décortique, on la répète, on finit par en être obsédé, elle nous habite et revient par fragments dans notre oreille intérieure à tout moment de la journée. Ce film est une tentative pour faire entrer le spectateur dans l'univers mental d'un violoniste professionnel, et en tant que tel c'est une réussite. Le soin apporté au détails (il est manifeste que les acteurs ont travaillé plusieurs mois pour ne pas avoir l'air trop ridicules avec un archet dans la main, même les doigtés et coups d'archet des scènes en playback sont corrects) montre que ce film a été réalisé par un amoureux de la musique. Au milieu de la torpeur estivale, ce conte d'hiver new-yorkais est une heureuse surprise qui démontre si besoin est que le cinéma américain ne se limite pas aux blockbusters dont les ficelles scénaristiques sont aussi grosses que le budget. 

lundi 15 juillet 2013

Disparition d'Etiennte Vatelot

A lire dans Le Monde daté du 14 juillet, un beau portrait par Marie-Aude Roux du luthier français Etienne Vatelot, qui nous a quitté récemment. Ce grand monsieur du violon a soigné les Strads de messieurs Yehudi Menuhin ou Isaac Stern, mais aussi fabriqué de forts beaux instruments, comme l'alto de Tabéa Zimmermann. Et créé en 1970 une école de lutherie de Mirecourt qui a contribué de manière décisive à un certain renouveau de la lutherie en France. Tout ce beau travail mérite des applaudissements nourris, ou, mieux encore, un silence respectueux et ému.

dimanche 26 mai 2013

Anthologie de blagues d'altistes

A lire ici, en attendant que je retrouve l'envie de repeupler ce blog de billets doux ou bien au contraire bien salés.

mardi 2 avril 2013

Créations par le CLSI à Saint Merry les 4 et 5 avril

L'excellent Vincent Royer me signale que le Cercle pour la Libération du Son et de l'Image, ou CLSI (si si, ça existe et ça n'est pas une secte; du moins avec une PAF à 7€ celle-là ne va pas ruiner ses sympathisants) donnera deux concerts en l'église Saint Merri, au centre de Paris, les 4 et 5 avril 2013. Les détails sont ici: Scelsi, Stockhausen et Radulescu pour les "classiques", Méfano, Méridan, Krashenko, Favory, Pape pour les créations. La plupart des pièces sont mixtes c'est à dire qu'elles utilisent aussi bien les instruments acoustiques que l'électronique.

Ne réfléchissez pas, réservez la date et venez, vous ne risquez rien à part quelque bonne surprise; de toute façon il n'y a rien que des matchs de foot ou des interview présidentielles à mourir d'ennui en ce moment à la télé.

dimanche 19 février 2012

Chostakovitch: Sonates pour Alto et Piano (Pierre Lénert, Éliane Reyes)

Annoncé dans un précédent billet, le disque de Pierre Lénert (alto) et Éliane Reyes (piano) consacré à Dimitri Chostakovitch est maintenant dans les bacs. Il permet d'entendre la sonate pour violoncelle et piano opus 40 dans une transcription de Pierre Lénert, ainsi que la sonate opus 147.

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dimanche 30 janvier 2011

Heinz Holliger: Souvenirs Tremaësques pour alto seul

Il est temps de reprendre le fil d'une série de billets consacrés à la littérature pour alto seul au XXe et XXIe siècles. Après la Sonata Variata de Nicolas Bacri, d'une facture solide mais qui regarde plutôt du côté de la tradition, voici Souvenirs Tremaesques de Heinz Holliger écrit la même année (2001).

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dimanche 14 juin 2009

Nicolas Bacri: sonata variata op 70 pour alto seul (2001)

Pour reprendre ma série de billets sur le répertoire pour alto seul au vingtième siècle, après Brice Pauset, voici une oeuvre qui d'ailleurs est à cheval sur le vingt-et-unième siècle car elle a été composée en 2000 et 2001. Il s'agit de la Sonata Variata op 70 de Nicolas Bacri pour alto seul. En trois mouvements (Preludio e Danza; Toccaca Rustica; Metamorphosi) elle comporte une unité formelle plus évidente que la Sonate de Ligeti (dont je reparlerai en détail) dans la mesure où l'on retrouve des éléments thématiques ou rythmiques communs dans ces trois mouvements. Comme suggéré par le titre, c'est la forme thème et variation qui explique donc le mieux la structure de l'oeuvre, aussi bien pour chaque mouvement que pour la sonate dans son ensemble.

Les musicologues auront sans doute bien du mal à qualifier le style de cette Sonate: post-néo-classique ? rétro-spectrale ? crypto-tonale ? laissons là ces considérations techniques et écoutons le début du Prélude:

Comme vous pouvez l'entendre, cette sonate, outre le fait d'être relativement jouable (comparée au très fascinant et grisant mais injouable Prologue de Grisey, ou encore à la Sequenza de Berio), offre à l'interprète de nombreuses occasions de s'exprimer en utilisant les ressources les plus nobles de l'instrument. Point de col legno, sul ponticello et autres bisbigliando dans cette pièce. Notez que je n'ai rien contre ses effets bruitistes et que je les utilise dans ma propre musique. C'est le choix de Nicolas Bacri de ne pas les utiliser, un choix qui se défend tout à fait. Si elle permet à l'alto de chanter, cette sonate utilise également le côté rugueux, grinçant voire comique de l'alto, comme ici dans la Toccata Rustica:

La noblesse naturelle du violon, la paisible gravité du violoncelle ne leur permettraient sans doute pas de rendre un tel passage avec un son qui se rapproche de celui de l'altiste forçant sur sa corde de do. On doit donc savoir gré à M. Bacri d'avoir pris en compte non seulement les possibilités techniques de l'instrument mais aussi sa fine et délicate psychologie qui se dissimule habilement sous une apparence rustique. Et aussi d'avoir écrit une sonate qui est un vrai plaisir à jouer et à travailler (à entendre c'est autre chose: c'est un peu spécial, il faut aimer l'alto, pour commencer ...)

Prochain billets à prévoir dans la même série; la Sonate de Ligeti et celle de Zimmerman, la Cadenza de Penderecki et bien d'autres encore

dimanche 7 juin 2009

Le résultat du vote

En exclusivité sur le journal de Papageno, voici le résultat du vote. Non, je ne parle pas du scrutin pour élire des députés européens dont apparemment personne n'a rien à faire, mais du seul vote qui comptait vraiment aujourd'hui: celui du jury du diplôme de composition de l'Ecole Normale de Musique. Courant sous les couleurs du coach Michel Merlet (gilet sériel, bottes modales, casaque tonale) j'ai présenté trois pièces au jury:

  • Petites Fanfares Célestes, pour ensemble de cuivres, jouées par KABrass sous la direction de l'excellent Xavier Saumon,
  • Sombres Pensées, pour violoncelle seul, jouées par le non moins excellent Benoît Stroh
  • deux des Poèmes d'après Yourcenar, pour clarinette alto et piano, jouées par les excellents Mathieu Prévot et Aurélia Céroni, et moi-même.
Il me faut ici remercier les interprètes pour leur travail bien sûr mais aussi pour leur enthousiame et leur soutien chaleureux qui a énormément compté pour moi, depuis le projet ("Patrick, tu ne voudrais pas écrire quelque chose pour KABrass" ou "Benoît, si j'écrivais un truc moderne imb****able pour violoncelle, tu le jouerais ?"), les premières esquisses, la rédaction, jusqu'aux les répétitions, révisions de détail, concerts et séances d'enregistrement.

Je vous propose d'écouter le premier des Poèmes, capté sur le vif cet après-midi. La partition porte deux vers de Marguerite Yourcenar, tirés des Charités d'Alcippe, en exergue:

Goutte à goutte épanché sur l'obscur auditoire,
Le son du violon roule encor comme un pleur.



Le verdict: reçu à l'unanimité pour le diplôme de composition. Bien sûr ça fait plus propre sur un C.V. que "recalé deux fois de suite", mais il convient de relativiser un résultat qui de l'aveu même des professeurs est des plus difficiles à prévoir, et réserve chaque année des surprises, bonnes ou mauvaises. Même sans remettre en cause le sérieux et la compétence des membres du jury (et celle de MM Louvier, Margoni et Mansart n'est plus à prouver), la diversité des esthétiques, la variété des techniques, la subjectivité de la perception de ce qui est beau, surtout lorsque c'est un compositeur qui écoute un autre compositeur, font qu'il reste toujours une part d'arbitraire dans les résultats. Comme pour les prix littéraires, la liste des reçus et des exclus laisse parfois un peu rêveur... Du reste tout cela ne date pas d'hier.

C'est donc un simple panneau sur le bord de la route: il est vert, il aurait pu être rouge, la route continue. Ce qui compte est bien le chemin parcouru, et bien plus encore celui qui reste à parcourir et toutes les rencontres qu'on peut faire en chemin. Si mes pensées (qui n'ont rien de sombre aujourd'hui) vont tout d'abord à mon professeur Michel Merlet qui m'a tout appris et bien plus, je ne peux terminer ce billet avant d'avoir salué amicalement mes collègues apprentis compositeurs de l'ENM, de qui j'ai beaucoup appris également, et de leur souhaiter tous le bonheur qu'ils et elles méritent dans le très difficile et très ingrat métier de compositeur.

dimanche 8 mars 2009

Weibengarten: romance pour alto et piano

Felix Weibengarten (1833-1887) a parfois été surnommé le Fauré allemand, bien que sa renommée n'ait guère dépassé à l'époque la basse-Saxe où il a passé l'essentiel de sa vie. Musik muss singen über alles (la musique doit chanter avant tout), telle était sa devise.

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dimanche 22 février 2009

Un secret de polichinelle

Tous les altistes connaissent ces deux concertos, car ils ont à un moment ou un autre de leur scolarité eu à les travailler. Celui de Jean-Chrétien Bach et celui de Haendel. Des classiques. Des valeurs sûres.

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jeudi 20 novembre 2008

Concert Gérard Grisey par l'itinéraire le 25 novembre 2008 à Paris

L'ensemble itinéraire, avec en soliste Emmanuel Haratyk (alto), donnera en concert le mardi 25 novembre 2008 à l'auditorium St Germain un portrait de Gérard Grisey où l'on pourra entendre:

  • Vortex temporum

Flûte, clarinette, violon, alto, violoncelle et piano

  • Stèle

Deux percussions

Alto - version avec résonateur

(version imprimable de l'affiche)


Compte-rendu express après le concert:

  • le Prologue de Grisey existe dans deux versions, une pour alto tout seul, une pour alto avec un ensemble de résonateurs acoustiques et électro-acoustiques. La version donnée ce soir comportait desrésonateurs virtualisés c'est à dire en clair qu'un micro était posé l'alto d'Emmanuel Haratyk, le son retraité par ordinateur et les résonances ainsi obtenues diffusées par cinq haut-parleurs situés sur scène derrière l'altiste. L'ensemble sonne plutôt bien compte tenu de l'acoustique extrêmement sèche de l'auditorium Saint Germain. Le son des résonateurs fait surtout penser à des instruments de percussion métalliques dans hauteur déterminé: gong, enclume, triangle, steeldrum (plus précisément, au son de ces instruments après l'impact, lorsqu'on les laisse vibrer). S'il faut saluer la performance remarquable d'Emmanuel Haratyk (il y a peu de virtuoses capable de jouer cette pièce très exigeante), je la trouve un tout petit peu trop sage et raisonnable. Le côté fou, complètement déjanté de ce Prologue pourrait être davantage mis en avant, mais c'est plus une question de goût personnel qu'un jugement de valeur de ma part !
  • Stèle pour deux grosses caisses est vraiment le type de pièce qu'il faut écouter au concert et non au disque. Dans un grand crescendo savamment mené, tous les modes de jeux sont exploités: avec les mains, avec une brosse, avec des baguettes, avec le bois des baguettes, avec des fouets, sur le bord, au centre du tambour. Les lumières suivent cette progression: on démarre dans une quasi-pénombre pour finir dans un rouge éclatant.
  • Quant à Vortex Temporum, le plat de résistance de ce concert, c'est comme son nom l'indique un véritable tourbillon qui nous entraîne de manière irrésistible durant quarante-cinq minutes. Quatre cordes du piano sont (dés)accordées d'un quart de ton, ce qui permet des harmonies étranges et très riches. Ces harmonies sont très largement statiques, mais c'est là vraiment un trait caractéristique de la musique spectrale. Les autres instruments jouent d'ailleurs largement dans la résonance du piano, qui s'offre une spectaculaire cadence. Bien que formellement divisé en trois mouvements, c'est vraiment d'un seul souffle et d'un seul tenant que l'itinéraire a donné cette pièce qui est un des piliers de son répertoire et sans doute en passe de devenir un classique.

mardi 18 novembre 2008

Brice Pauset: Deux Chaconnes, pour alto seul

Après la Pavane de Philippe Hersant (1987), voici une oeuvre qui lui est contemporaine (elle date de 1991) mais aux antipodes du point de vue stylistique: Deux Chaconnes de Brice Pauset. Alors qu'Hersant recherchait l'expressivité à travers une certaine simplicité (qu'il convient de relativiser, ça reste de la musique savante !) et des références explicites à la musique des siècles passés, Pauset semble chercher... à vrai dire je n'ai pas tellement compris où il voulait en venir avec cette pièce.

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