lundi 15 juin 2015

Le Roi Arthus au Paradis ?

Je cherche non seulement à rendre mes personnages plus vivants, à les faire mieux parler et plus clairement, tout en les maintenant dans cette vérité spéciale de la vérité artistique, qui n'a aucun rapport avec la vérité naturaliste (Ernest Chausson, lettre à Paul Poujaud, juin 1889)

L'histoire du Roi Arthus d'Ernest Chausson est emblématique des difficultés que peut rencontrer un compositeur, si doué et travailleur soit-il, pour trouver la reconnaissance qu'il mérite. Après avoir consacré dix ans de sa vie à écrire son unique opéra, et puis quatre ans à essayer de le fourguer sans succès à tous les chefs d'orchestre et tous les directeurs d'opéra d'Europe, Chausson est mort en 1899 sans avoir pu assister à la création du Roi Arthus. Notons au passage que son éditeur, Choudens, loin de l'aider, lui a mis des bâtons dans les roues en s'opposant à la création à Madrid ou à Prague sans réussir pour autant à obtenir une création parisienne. Après le décès de Chausson c'est Vincent d'Indy qui réussit à persuader les nouveaux directeurs de la monnaie de Bruxelles de créer Le Roi Arthus, en 1903. Et ce n'est que cent vingt ans après sa complétion qu'il entre enfin au répertoire de l'Opéra de Paris ! 

Lire la suite...

mardi 2 juin 2015

Cavalleria Rusticana (version de concert) le 11 et 13 juin à Paris

Sous la direction de Romain Dumas, l'orchestre Ut Cinquième et le choeur russe de Paris vous invitent à écouter Cavalleria Rusticana de Pietro Mascagni en version de concert les 11 et 13 juin prochains à Paris Avec dans les rôles solistes: Marie Saadi (Santuzza), Daniel Galvez-Vallejo (Turridu), Marc Souchet (Alfio), Marine Chagnon (Lola) et Gabrielle Savelli (Lucia).

Lire la suite...

vendredi 22 mai 2015

Le Roi Arthus de Chausson bientôt à l'Opéra de Paris

Plus de cent ans après sa création à Bruxelles, l'unique opéra d'Ernest Chausson fait enfin son entrée à l'opéra de Paris. Il était temps ! Les Parisiens pourront enfin découvrir ce Tristan à la française, qui narre les amours contrariées (et adultérines) de Lancelot et Guenièvre. Je vous en dirai plus dans un prochain billet, car j'aurais le plaisir d'assister à cet évènement. En attendant je vous invite à écouter cette interview de Roberto Alagna sur le site de l'Opéra de Paris qui nous dit que l'orchestre est un personnage à part entière, et que la voix n'est qu'une des composantes d'une riche texture.

Bien qu'il s'en défende, l'écriture de Chausson reste assez proche de Wagner, au moins sur le plan technique. La polyphonie (chaque voix se veut une ligne mélodique), le chromatisme avec des modulations incroyables et des changements de couleur magnifiques, le romantisme exacerbé, le développement d'un petit nombre de motifs simples, tout cela est assez wagnérien. Mais la musique de Chausson possède aussi par instants une grâce, une élégance, une légèreté fort peu germaniques, et elle semble annoncer l'impressionnisme.

Lire la suite...

mercredi 18 mars 2015

Un Faust diablement bourgeois

Avec un peu de retard, je publie un compte-rendu de la première de Faust à l'opéra Bastille le 2 mars dernier. Ayant eu le plaisir de participer à une production de cet opéra en 2002 (dans la fosse d'orchestre, à l'alto) c'est une partition que je connais assez bien et que je retrouvais avec grand plaisir (et avec l'ami Nicolas qui a l'époque tenait la position de violon solo à l'orchestre Ut Cinquième).

Lire la suite...

jeudi 5 février 2015

Vous avez dit: immobilisme ?

L'opéra est un genre musical mort et enterré. On l'a dit et redit dans les colonnes de ce journal. Né au tournant des années 1600 en Italie, ayant atteint la maturité à l'époque de Mozart, une véritable explosion au XIXe siècle où chaque nation voulut des opéras dans sa langue, déjà décadent avec Wagner et Verdi, il agonisa joliment durant le vingtième siècle, produisant ses derniers feux avec Strauss ou Schoenberg. En de début de XXIe siècle, il coule moins de sang vif dans ses veines que dans celles du malheureux Vincent Lambert.

Lire la suite...

vendredi 16 janvier 2015

Le silence de la mer (Tomasi-Vercors)

Si je n'ai pas réagi dans ce Journal aux attentats du 7 janvier, ce n'est pas par indifférence ou paresse. C'est d'abord pour observer un silence respectueux devant les familles des victimes: le déferlement de paroles dans les media alors que les coprs étaient encore chauds m'a mis fort mal à l'aise et poussé à chercher le recueillement et la solitude plus que la foule et le bruit (bien que j'aie participé à la manif avec mes proches). 

Lire la suite...

mercredi 19 novembre 2014

Lascia ch'io piango arrangé pour alto seul

Il y a quelques années j'avais tiré de cette aria magnifique et fort connue de Haendel, utilisé dans cette scène-clé film Farinelli entre autres, un arrangement pour alto seul. Et puis je l'avais oublié dans un coin de disque dur. Je l'ai ressortie de la naphtaline aujourd'hui pour la partager la partition avec le reste du monde sur ScoreExchange, et gratuitement, s'il vous plaît. Cliquez ici pour la partition gratuite du jour !

Lire la suite...

dimanche 13 juillet 2014

L'opéra équestre de L'Oiseleur des Longchamps

Vu le 22 juin dernier au Haras de Bory dans les Yvelines, l'avant-première du nouveau spectacle de L'Oiseleur des Longchamps. On connaît les talents nombreux de L'Oiseleur des Longchamps: baryton, photographe, metteur en scène, mais ce sont également ses talents d'organisateur qu'il a mis en jeu pour ce pari artistique ambitieux.
Au départ de cette entreprise, le projet un peu fou de rapprocher son amour du cheval et celui du chant lyrique: cela a donné un disque (auquel j'ai eu le bonheur de participer modestement), et maintenant un spectacle étonnant, une sorte d'opéra équestre tout à fait unique en son genre, et qui pourra ravir autant les mélomanes que les amoureux du cheval.

Lire la suite...

samedi 21 juin 2014

Une Flûte de poche au Théâtre des Variétés

A l'affiche au théâtre des Variétés jusqu'au 12 juillet prochain, une version de poche fort sympathique et enjouée de la Flûte enchantée. L'orchestre est réduit à quatre musiciens (violon, alto, hautbois, basson) qui jouent sur scène, de mémoire, et dont les mouvments sont intégrés à la mise en scène. Il s'agit donc de théâtre musical (comme l'histoire du soldat de Stravinsky) plutôt que d'opéra. Les coupures sont nombreuses, les dialogues parlés ont été réécrits en français plus que traduits, mais l'essentiel du chef-d'oeuvre de Mozart est préservé.  

Lire la suite...

dimanche 15 décembre 2013

La Colombe de Boudha

La Cie de l'oiseleur, les Fêtes Lyriques et l'association Reynaldo Hahn sont heureux de vous convier au concert exceptionnel "la colombe de Bouddha" conte lyrique japonais en un acte de Hahn, repris 90 ans après sa création, grâce à une magnifique équipe d'artistes talentueux, curieux et généreux (concert "au chapeau") qui vous feront découvrir un vrai petit bijou ! Venez nombreux, dans un mois exactement.

Lire la suite...

jeudi 28 novembre 2013

Petits meurtres en famille (Elektra à l'Opéra de Paris)

Ouï dimanche dernier à l'Opéra de Paris, une fort belle production d'Elektra de Richard Strauss. Créé en 1909, cet opéra pousse le chromatisme (post-)wagnérien dans ces derniers retranchements. Un certain Arnold Schönberg ne manqua pas d'en tirer des leçons lorsque; quelques années plus tard, avec Erwartung puis le Pierrot Lunaire, il enterrera la tonalité que Strauss avait poignardé aussi énergiquement qu'Oreste s'occupe de son beau-papa. On ne peut pas aller plus loin qu'Elektra; Strauss lui-même l'a compris, car il s'est tourné vers un tout autre style pour ses opéras suivants, comme le Chevalier à la Rose ou encore Cappricio.

Elektra est l'histoire d'une vengeance, et ça n'est même que ça. Obsédée par le meutre de son père Agamemnon, qui a été assasiné par son épouse Clytemnestre et par l'amant de celle-ci Egisthe, Elektra ne rêve que de laver l'affront dans le sang de sa propre mère. Elle reste sourde aux appels de Chrisotemis, sa soeur, qui aimerait bien "tourner la page" et "refaire sa vie" comme on dit de nos jours. Elle attend le retour de son frère Oreste pour l'aider à exécuter son plan. Plan aussi simple que subtil et dans lequel une rencontre entre certaine hache et la tête de Maman tient une place centrale.

Lire la suite...

jeudi 11 avril 2013

Claude, opéra de Thierry Escaich sur un livret de Robert Badinter en direct sur Arte Live Web

Ce soir à vingt heures aura lieu la rediffusion sur Arte Live Web de l'opéra de Thierry Escaich, Claude, sur un livret de Robert Badinter d'après un roman de Victor Hugo (Claude Gueux). Les créations d'opéra sont devenues suffisamment rares pour qu'on salue celle-ci et qu'on lui réserve le meilleur accueil. Thierry Escaich est un magnifique musicien à découvrir absolument si vous ne le connaissez déjà. Certains jugeront sa musique trop moderne et d'autres pas assez, pour ma part je retiens surtout que tout ce que j'ai pu entendre de Thierry Escaich était fort bien écrit, bien construit et sonnait très bien. Quand la musique est de bonne qualité elle s'impose par elle-même, indépendamment des choix esthétiques de son créateur.

Par ailleurs Badinter n'est pas n'importe qui, c'est tout de même l'homme qui a fait voter l'abolition de la peine de mort en France en 1981, à rebours d'une opinion publique qui y était encore majoritairement hostile. Je recommande en particulier aux plus jeunes lecteurs de ce Journal de lire L'Abolition du même Badinter, un livre de deux cent pages tout à fait essentiel pour comprendre les enjeux de l'abolition et le chemin qu'elle a suivi avant de s'imposer en France comme dans tous les pays européens. Un livre à mettre entre toutes les mains dès quatorze ans.

lundi 21 mars 2011

Joël au balcon, Pâques au tisons (Opéra de Paris, programme 2011-2012)

A lire sur ResMusica, un article de Maxime Kaprielian: Faire du vieux avec du vieux, qui brosse un tableau assez sombre mais fort juste hélas de la programmation 2011-2012 de l'Opéra de Paris. A part une création de Philippe Fénelon, on n'entendra que des compositeurs morts, cela va de soi (et la plupart morts depuis 100 ans au moins); mais on aura également droit aux metteurs en scène morts. La prochaine étape de cette fossilisation déjà bien avancée de l'opéra, c'est bien sûr les chanteurs morts. Ne suggérons surtout pas à Nicolas Joël de mettre sur scène un androïde doté de la voix enregistrée de la Callas, il serait capable de prendre cela au sérieux.

On en viendrais presque à regretter Gérard Mortier qui multipliait les provocations pour ensuite paraître s'étonner que parfois, le public réagisse aux dites provocations. Au moins il a programmé des compositeurs vivants comme Boesmans, Mantovani, ou Saariaho.

Il fut un temps où l'Opéra était un genre vivant, où chaque saison amenait des dizaines de nouvelles productions présentées par une demi-douzaines de scènes, parmi lesquelles le public parisien choisissait le ou les succès de l'année. Même si la plupart des opéras et ballets écrit par Adam, Meyerbeer, Cherubini, Auber, Massenet et les autres n'ont pas survécu. Ce temps semble bien révolu désormais, et la créativité qui s'exprimait à travers l'opéra a choisi d'autres vecteurs d'expression: cinéma, jeux vidéo, concerts rock, comédie musicale...

Mais la bonne nouvelle tout de même pour les Parisiens du début du XXIe siècle ce sont tous les trains à grande vitesse et les avions low cost qui sillonnent l'Europe et rendent tellement facile un petit saut à Bruxelles, Londres, Amsterdam ou Zurich pour aller voir un spectacle ou une exposition... au lieu d'un abonnement à l'Opéra, offrez-vous une carte grand voyageur !


mardi 2 juin 2009

L'Opéra de Rennes projette son Don Giovanni au cinéma

L'Opéra de Rennes va re-diffuser en direct sa production de Don Giovanni ce soir sur un écran géant à proximité du théâtre, mais également à Best et Paris dans des cinémas. Le dossier de presse vante une première technologique, mais les lecteurs de ce journal savent bien que la Scala de Milan et le Met de New York ont déjà tenté l'expérience.

L'intérêt de l'opération est évident pour une maison d'Opéra. Il s'agit de toucher un public plus large, de faire baisser le prix moyen des places, ou si l'on veut de permettre à un plus grand nombre de contribuables de profiter du mécénat artistique que l'État pratique en leur nom. Mais l'intérêt pour les spectateurs est grand: on n'est pas toujours assez riche ou motivé ou disponible pour prendre le TGV et aller à Lyon, Rennes ou Bruxelles écouter un spectacle d'opéra. Par ailleurs les salles de cinéma, avec un grand écran et un son plus que correct, si les ingénieurs du son font bien leur travail, offrent une expérience infiniment supérieure à celle d'une vidéo diffusée sur internet avec une image grossièrement pixellisée et un son horriblement compressé. En l'occurrence, les spectateurs auront droit à une image en 3D et un son spatialisé High Order Ambisonics (sic). Et même ceux qui habitent au fin fond de la creuse, pour peu qu'ils soient équipés d'une parabole, pourront suivre le spectacle sur la chaîne Mezzo. On ne saurait trop s'étonner que ce type d'initiative ambitieuse et audacieuse ne soit pas le fait de l'Opéra de Paris: déjà en 1902 Debussy fustigeait le conservatisme affligeant de cette prestigieuse institution...

Il ne reste plus qu'à céder à cette voix séductrice qui nous glisse dans le creux de l'oreille: la ci darem la mano... puis à attendre le deuxième acte pour crier Viva la liberta ! en choeur comme le faisaient les spectateurs lors de la première à Prague.

mercredi 14 janvier 2009

Vous allez trop à l'opéra...

Une remarque intéressante de Théobald: Vous allez trop à l'opéra. Allez-y moins, vous savourerez plus. Commençons par compter les représentations auxquelles j'ai eu la chance d'assister l'an dernier:

  1. La Mouche de Howard Shore au Châtelet en juillet. C'était fort bien !
  2. Melancholia de G.F. Haas à l'Opéra de Paris en juin. Musique superbe, livret et mise en scène un peu trop statique.
  3. L'affaire Makropoulos à l'Opéra de Massy en avril. Tiens, je n'ai pas écrit de billet pour celui-ci. Musique génialissime, mise en scène superbe, plateau vocal exceptionel.
  4. Le roi se meurt d'Olivier Kaspar, en avril au CNR de St Maur, un opéra de chambre très réussi.
  5. L'Autre Côté de B. Mantovani, à la cité de la musique, en mars, en version de concert.

guyon_la_flute_enchantee.jpg

Ce qui fait un opéra tous les deux mois (on est loin de l'overdose), quatre créations sur cinq et un taux de plaisir plus que satisfaisant, même si l'on n'atteint pas l'orgasme à tous les coups.

A inscrire dans les bonnes résolutions pour 2009: aller plus souvent à l'Opéra. Et savourer toujours autant !

samedi 10 janvier 2009

La faute au public (suite de la suite)

L'opéra de Paris n'a pas le public qu'il mérite. C'est en tout cas ce que déclare Gérard Mortier, et pas dans le bistrot du coin, mais dans un entretien paru dans Le Monde du 8 janvier dernier. On y retrouve les thèmes déjà développés par le chef S. Cambreling, à savoir que les spectateurs de l'Opéra de Paris sont des imbéciles. S'ils ont sifflé certains spectacles, c'est nécessairement parce qu'il prétendent tout savoir comme Mme Verdurin. Ils pourraient faire confiance aux experts, aux spécialistes, à ceux qui savent.

Lire la suite...

lundi 29 décembre 2008

Ligeti, Takemitsu, Saariaho, Carter à l'Opéra de Paris

Entendu ce soir au Palais Garnier, le deuxième volet d'un hommage à Elliott Carter, ce jeune homme qui vient de souffler ses 100 bougies et qui travaille encore avec enthousiasme, par l'Opéra de Paris. Comme pour l'hommage à Messiaen d'ailleurs, on se limite à la musique de chambre, question de budget peut-être.

Lire la suite...

jeudi 30 octobre 2008

La petite renarde est décidément très rusée

Après la Scala de MIlan et le Met de New York, qui ont tenté la redirection en direct dans les salles de cinéma, après le festival de Bayreuth qui vendit des retransmissions en vidéo sur internet au prix de l'or (45 euros), l'Opéra de Paris tente à son tour de diffuser une de ses productions, La petite renarde rusée du génialissime Janáček, dans une mise en scène d'André Engel qui exploite les thèmes du printemps et de l'amour, et a l'air nettement plus roborative que ce qui est à la mode en ce moment (c'est à dire du glauque, du glauque et encore du glauque).

petite-renarde-rusee.jpg

C'est donc mardi 4 novembre que ceux d'entre nous qui n'ont pas la chance d'habiter en région parisienne, d'avoir la soirée de libre et 130 euros à mettre dans une place au premier balcon pourront regarder et écouter l'opéra sur Internet, soit en direct soit en différé. Et c'est gratuit (disons plutôt: payé par nos impôts, ce qui sera plus exact). Ceux qui n'ont pas le haut débit pourront tenter la radio (retransmission sur France Musique) et la télé (sur France 2 en 2009).

On ne peut que saluer et même féliciter chaleureusement cette initiative, même si la piètre qualité du son et de l'image disponibles en VOD aujourd'hui (et je ne parle même pas de la qualité des haut-parleurs dont la plupart des ordinateurs sont munis) risque de limiter fortement le plaisir des cyber-spectateurs, comparé à celui des petits veinards qui ont de vraies places. Un conseil au passage pour ceux qui écouteraient de la musique sur l'ordinateur: un très très bon casque audio coûte beaucoup beaucoup moins cher qu'un très bon ensemble ampli-enceintes.

samedi 16 août 2008

Deux anecdotes sur le Saint François de Messiaen

Deux anecdotes au sujet de la création de l'opéra Saint François d'Assise d'Olivier Messiaen, le 28 novembre 1983 à l'Opéra de Paris, rapportés par un témoin direct:

Lire la suite...

dimanche 6 juillet 2008

La Mouche (Howard Shore - David Cronenberg) au Théâtre du Châtelet

Les créations à l'opéra ne sont pas si fréquentes, mais après Le Roi se meurt et Melancholia c'est tout de même la troisième à laquelle j'ai eu la chance d'assister (la quatrième si l'on compte l'Autre Côté, qui a été créé à Strasbourg et repris à Paris en version de concert). Un choix que je ne regrette pas globalement: il y a du bon, du très bon et du moins bon dans ce que j'ai vu et entendu, mais c'était toujours plus intéressant qu'une N-ième reprise de La Traviata ou de Don Giovanni

Lire la suite...

- page 1 de 2