Voilà bientôt dix ans que j'ai la joie et la chance de collaborer avec le baryton français L'Oiseleur des Longchamps. Cet artiste pourrait être un lointain cousin, car la famille Loiseleur s'appelait L'Oiseleur des Longchamps auparavant; mais c'est surtout un ami proche et un grand musicien dont la curiosité pour les répertoires méconnus n'a d'égale que son goût pour la musique d'aujourd'hui. Pour fêter dignement cet anniversaire, quoi de mieux qu'un disque résumant le meilleur des chansons écrites pour lui, et parfois sur des textes qu'il m'a proposés ?
Pour terminer l’année en beauté, la compagnie de L’Oiseleur nous proposait deux œuvres lyriques d’André Bloch : la cantate Antigone et le conte lyrique Brocéliande.
La compagnie de L'Oiseleur toute en beautés ce soir-là
La compagnie de L'Oiseleur et l'institut culturel roumain vous invitent à re-découvrir "Claudine", une opérette de Rodolphe Berger écrite en 1910 sur un texte de Colette et Willy. Cela se passe les 4 et 5 octobre prochains à l'Institut Culturel Roumain, au 123 rue Saint Dominique à Paris. Cette opérette est tirée du célèbre "Claudine à l'école", un roman de Colette qui fit scandale à sa parution 1900, dont l'héroïne est une adolescente malicieuse, pleine d'humour et de vitalité. L'établissement où elle prépare le brevet des collège devient une sorte de théâtre dont elle est spectatrice autant qu'actrice.
C'est un programme rare qui sera donné le 18 mai prochain en l'église Saint-Lambert de Vaugirard à Paris. On pourra y entendre la Première Symphonie avec baryton solo d'Olivier Greif, dans une version pour orgue et voix, par L'Oiseleur des Longchamps, pour qui cette oeuvre a été écrite et qui en a assuré la création il y a quelques années. Le baryton français sera accompagné par Olivier Dekeister qui a également réalisé la transcription pour orgue. On pourra également entendre pour la toute première fois le cycle Imago Mundi, 6 mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Dylan Thomas, Georges Shaw, William Blake, Paul Celan, Walt Whitman, toujours avec le baryton L'Oiseleur des Longchamps accompagné par Philippe Hattat au piano.
Ce soir, le 11 mai à Paris, la Compagnie de L'Oiseleur vous convie à écouter un programme de berceuses (dont la mienne), avec la délicieuse Clémentine Decouture, soprano, et l'excellent Nicolas Cheverau au piano (qui forment ensemble le Duo Dix Vagues) et bien sûr le baryton L'Oiseleur des Longchamps. Ça se passe au temple du Luxembourg, 58 rue Madame à Paris. Venez nombreux !
La Compagnie de L'Oiseleur vous convie à un nouveau récital Oiseaux en Chantants, avec Alexander Swan, ténor, Mathilde Rossignol, soprano, L'Oiseleur des Longchamps, baryton (qu'on ne présente plus à nos lectrices) et Laurianne Corneille au piano. Les noms de famille des interprètes semblaient les prédestiner à proposer ce concert entièrement consacré aux oiseaux mis en musique : colibri, pie, canard, coq, poule, aigle, albatros, alouette, colombe, coucou, ramier, cygne, corbeau, hirondelle, héron, rossignol, faucon etc ... un récital enchanteur à ne pas manquer ! C'est le vendredi 15 avril prochain à Paris, au Temple du Luxembourg.
Un peu de douceur et de tendresse, n'est-ce pas ce dont nous avons tous besoin en ces temps politiquement troubles et économiquement difficiles ? Et c'est exactement ce que nous propose la Compagnie de L'Oiseleur le 16 février prochain au Temple du Luxembourg (58 rue Madame à Paris) avec un nouveau programme "Amour et Botanique". Deux voix, celles de Caroline Montier (soprano) et l'Oiseleur des Longchamps (baryton), une guitare (Clotilde Bernard) et un piano (Stéphanie Humeau) pour un programme aussi éclectique que bien composé. Avec des classiques, des raretés et des chansons populaires (Barbara, Berlioz, Caldara, Chaminade, Frescobaldi, Holmès, Kosma, de La Presle, de Polignac, Saint-Saens, Schubert, Spohr).
Si j'aime les récitals de La compagnie de L'Oiseleur, ce n'est pas uniquement pour les partenaires féminines dont il sait s'entourer et dont la grâce n'a d'égale que le talent. C'est aussi parce que je me sens toujours délicieusement idiot en regardant le programme et en voyant, à côté de noms de compositeurs familiers (Chopin, Massenet, Offenbach, ...) d'autres qui le sont beaucoup moins voire pas du tout (Augusta Holmès, Pierre de Bréville, Roland Manuel, Amédée de Beauplan...).
Mercredi dernier, ous avons pu entendre Enchantante Venise, un programme d'une étonnante diversité bien qu'il soit essentiellement constitué de Barcarolles glanées parmi les classiques aussi bien que les introuvables de la mélodie française.
Je cherche non seulement à rendre mes personnages plus vivants, à les faire mieux parler et plus clairement, tout en les maintenant dans cette vérité spéciale de la vérité artistique, qui n'a aucun rapport avec la vérité naturaliste (Ernest Chausson, lettre à Paul Poujaud, juin 1889)
L'histoire du Roi Arthus d'Ernest Chausson est emblématique des difficultés que peut rencontrer un compositeur, si doué et travailleur soit-il, pour trouver la reconnaissance qu'il mérite. Après avoir consacré dix ans de sa vie à écrire son unique opéra, et puis quatre ans à essayer de le fourguer sans succès à tous les chefs d'orchestre et tous les directeurs d'opéra d'Europe, Chausson est mort en 1899 sans avoir pu assister à la création du Roi Arthus. Notons au passage que son éditeur, Choudens, loin de l'aider, lui a mis des bâtons dans les roues en s'opposant à la création à Madrid ou à Prague sans réussir pour autant à obtenir une création parisienne. Après le décès de Chausson c'est Vincent d'Indy qui réussit à persuader les nouveaux directeurs de la monnaie de Bruxelles de créer Le Roi Arthus, en 1903. Et ce n'est que cent vingt ans après sa complétion qu'il entre enfin au répertoire de l'Opéra de Paris !
La Compagnie de L'Oiseleur continue sa noble mission de nous charmer les oreilles avec des programmes de chant lyriques originaux et savamment composés, où les classiques dialoguent avec les oeuvres rares et la création.
Elle vous propose mecredi 8 avril prochain au temple du Luxembourg une éducation sentimentale, avec comme professeurs messieurs Mozart, Mahler, Poulenc, Chopin, Schumann, Grieg, Messager. Dans le rôle du jeune padawan, Gabriel Rigaux présentrera ses mélodies sur les Contemplations de Victor Hugo pour la toute première fois au public.
Tamino Productions a le grand plaisir d'accueille un nouveau compositeur, Gabriel Rigaux. Celui-ci est également pianiste et a étudié notamment avec Guillaume Conesson. Les parisiennes parmi nos lectrices pourront découvrir ses mélodies pour baryton et piano sur des textes de Victor Hugo lors d'un concert donné le 8 avril prochain au Temple du Luxembourg avec l'excellent L'Oiseleur des Longchamps.
Si je n'ai pas réagi dans ce Journal aux attentats du 7 janvier, ce n'est pas par indifférence ou paresse. C'est d'abord pour observer un silence respectueux devant les familles des victimes: le déferlement de paroles dans les media alors que les coprs étaient encore chauds m'a mis fort mal à l'aise et poussé à chercher le recueillement et la solitude plus que la foule et le bruit (bien que j'aie participé à la manif avec mes proches).
Il reste encore quelques jours, jusqu'au 3 janvier, pour emmemer vos bambins voir un charmant spectacle d'une heure, écrit pour eux, Mozart l'enchanteur, au théâtre du Petit Saint-Martin. Mis en scène par William Mesquich, chanté par Estelle Andrea, Ronan Dubois et L'Oiseleur des Longchamps, c'est une initiation tout en douceur à Mozart, menée par Papageno et Papagena comme il se doit.
Ouï vendredi dernier dans le théâtre de l'Île Saint Louis à Paris, un programme de mélodie tout à fait original. C'est le pianiste François Henry qui s'est mis en tête de collectionner les mélodies écrites sur des textes de Théophile Gautier. L'auteur des célèbres Nuits d'été de Berlioz (que l'auteur du journal de Papageno connaît fort bien, et pour cause) a beaucoup inspiré les compositeurs, pas seulement Français d'ailleurs. François Henry a recensé plus de mille mélodies, et ce concert était consacré à une sélection de celles écrites après 1945, avec Alice Fagard (mezzo), Marie Soubestre (soprano), L'Oiseleur des Longchamps (baryton), François Henry (piano) et Clothilde Bernard (guitare).
L'air est plein d'une odeur exquise de lilas, Qui, fleurissant du haut des murs jusques en bas, Embaument les cheveux des femmes. La mer au grand soleil va toute s'embraser, Et sur le sable fin qu'elles viennent baiser Roulent d'éblouissantes lames.
O ciel qui de ses yeux dois porter la couleur, Brise qui vas chanter dans les lilas en fleur Pour en sortir tout embaumée, Ruisseaux, qui mouillerez sa robe, O verts sentiers, Vous qui tressaillirez sous ses chers petits pieds, Faites-moi voir ma bien aimée!
Le baryton l'Oiseleur des Longchamps présentera son beau programme "Mélodie, nom féminin", consacré aux compositrices, le mercredi 8 octobre prochain au Temple du Luxembourg à Paris. Il fera équipe avec la soprano Aurélie Loilier ainsi que la pianiste Anastasia Podzniakova.
Olivier Greif : transcription de la symphonie N°1 pour baryton et grand orgue (poèmes de Paul Celan)
Sébastien de Brossard : Motet Canticum Nonum
Avec Catherine Gouillard, organiste titulaire
Samedi 3 mai à 20h30 Église de Saint-Martin de Villers sur Mer
Samedi 31 mai à 20h30 Église Saint-Léonard de Honfleur
entrée libre
Diffusion sur écran géant des musiciens Vidéo/lumières : Emmanuel CanteuxPrésentation : Damien Simard
Visites de l’orgue : Dimanche 4 mai 2014 à partir de 14h30 (Gratuit). Inscription à l’office du tourisme de Villers/Mer : 02 31 87 01 18 (places limitées)