Mot-clé - musique romantique

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mardi 29 novembre 2016

La Septième de Bruckner par Ut Cinquième

L'Orchestre Ut Cinquième est heureux et fier de vous convier à écouter la Septième Symphonie d'Anton Bruckner, sous la direction de David Molard, les 1er, 3 et 4 décembre prochains à Paris. Cela se passe à Notre-Dame-du-Liban à 21h les jeudi 1er et samedi 3 décembre, et à Saint-Denys-du-Saint-Sacrement à 16h le dimanche 4 décembre.

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samedi 10 septembre 2016

Barenboïm, Mozart, Bruckner

Ouï vendredi dernier à la Philharmonie de Paris, un des concerts du cycle Mozart-Bruckner par la Staatskapelle de Berlin dirigée par son chef permanent, Daniel Barenboïm.

Comme tous les musiciens professionnels allemands, les musiciens de l'orchestre le plus ancien d'Europe (fondé en 1570 !) ont l'air très chic mais un peu sévère avec leurs redingotes et noeux papillons blancs. Cependant, il ne faut pas se fier à cette froideur un peu austère qui n'est qu'apparente. Le sérieux qui se lit sur leurs visages est celui d'artistes passionnés et désintéressés, qui n'ont d'autre ambition que de servir la musique avec tout leur coeur, toute leur âme et toutes leurs forces.

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vendredi 25 mars 2016

Un hiver avec Schubert (et avec Olivier Bellamy)

Un hiver avec Schubert, c'est le titre d'un livre d'Olivier Bellamy, publié récemment chez Buchet Chastel, qui regroupe une quarantaine de texte courts, comme autant d'articles d'un dictionaire amoureux et savamment désordonné de Schubert. C'est là l'oeuvre d'un mélomane et non d'un musicologue: abandonnant toute prétention à l'exhaustivité, l'auteur a toute liberté pour nous raconter son Schubert, pour oser des rapprochements, des comparairons littéraires, des divaguations musicales et métaphysiques. Pour notre plus grand bonheur !

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dimanche 21 février 2016

Amoyel l'enchanteur

Ayant vu et beaucoup apprécié son spectacle Le pianiste au 50 doigts, hommage à son maître György Cziffra, ainsi que ses enregistrements des sonates d'Olivier Greif, c'est avec grand plaisir que j'ai d'écouter le nouveau récital de Pascal Amoyel intitulé: le jour où j'ai rencontré Franz Liszt, au théâtre du Ranelagh à Paris.

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mardi 16 février 2016

Dialogue d'amour

Vous connaissez sans doute les sonates de Beethoven pour piano et violon, interprétées par Clara Haskil et Arthur Grumiaux. Je ne sais s'il existe plus parfait dialogue d'amour. Chacun prend sa place en soulignant la place de l'autre, chacun est un creux pour que l'autre vienne s'y étendre, il épouse les formes de l'autre et ne tient et n'élève la voix que parce que l'autre, loin de se cacher dans le convexe qui le définit, devient le concave de l'autre. Ils se suivent, ils s'approchent, ils se caressent, ils se soutiennent. Le piano s'entend encore quand le violon a repris et le premier n'a d'autre soin en jouant que de faire déjà entendre le retour du second. Jamais ils ne se séparent, le dire de l'un n'est que préparation au dire de l'autre, à sa mise en valeur, à sa meilleure présence, à sa plus grande beauté. L'un et l'autre sont tellement singuliers, à la pointe du meilleur d'eux-mêmes, que la singularité de l'autre n'a que s'y lover. Chacun dispose de l'autre, parce qu'il se dispose à l'autre.

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samedi 23 janvier 2016

Amour et botanique par la Compagnie de L'Oiseleur.

Un peu de douceur et de tendresse, n'est-ce pas ce dont nous avons tous besoin en ces temps politiquement troubles et économiquement difficiles ? Et c'est exactement ce que nous propose la Compagnie de L'Oiseleur le 16 février prochain au Temple du Luxembourg (58 rue Madame à Paris) avec un nouveau programme "Amour et Botanique".  Deux voix, celles de Caroline Montier (soprano) et l'Oiseleur des Longchamps (baryton), une guitare (Clotilde Bernard) et un piano (Stéphanie Humeau) pour un programme aussi éclectique que bien composé. Avec des classiques, des raretés et des chansons populaires (Barbara, Berlioz, Caldara, Chaminade, Frescobaldi, Holmès, Kosma, de La Presle, de Polignac, Saint-Saens, Schubert, Spohr). 

 

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mercredi 4 novembre 2015

La huitième merveille du monde (Bruckner par l'Orchestre d'ïle de France et Yoel Levi)

C'est la première fois que j'écoute un concert dans la grande salle de la nouvelle Philharmonie, inaugurée en janvier dernier. La philharmonie de Paris est aussi belle à l'intérieur que moche à l'extérieur. Les couleurs chaudes créent une impression rassurante et intime, la conception asymétrique des balcons de la grande salle évite l'impression d'écrasement. L'acoustique est un peu plus généreuse que celle de la salle Pleyel (j'ai pu compter jusqu'à quatre secondes de réverbération lorsque des fortissimos d'orchestre débouchent sur le silence ou sur un pianissomo, comme c'est souvent le cas chez Bruckner). J'ai l'impression qu'on peut bien entendre et bien voir où qu'on soit placé, ce qui est impressionnant avec une jauge de presque 2400 places. On en viendrait presque à pardonner les retards et le budget colossal de ce projet mégalomane: comme le château de Versailles ou la bibliothèque François Miterrand, ce bâtiment est sans doute destiné à faire la gloire d'une ville après avoir créé la polémique lors de son long et difficile accouchement. En bref cette salle philharmonique est un peu comme cette fille au lycée que personne ne regardait car elle avait le nez de travers et de grosses lunettes, et dont on se rendait compte lorsqu'on la connaissait mieux qu'elle avait des yeux magnifiques, la peau douce et je vous laisse imaginer le reste. Il ne faut pas s'arrêter à son physique extérieurement ingrat, à ces gris métalliques et froids, à ces fameux "oiseaux" qui semblent faits de plomb et qui n'ont fait s'envoler que la facture.

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vendredi 26 septembre 2014

Partitions Féminines

Le baryton l'Oiseleur des Longchamps présentera son beau programme "Mélodie, nom féminin", consacré aux compositrices, le mercredi 8 octobre prochain au Temple du Luxembourg à Paris. Il fera équipe avec la soprano Aurélie Loilier ainsi que la pianiste Anastasia Podzniakova.

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lundi 31 mars 2014

Axia Marinescu joue Schubert, Schumann, Brahms

Entendu le 27 mars dernier à la mairie du 7ième arrondissement Paris, un récital solo de la pianiste Axia Marinescu, entièrement consacré à la musique romantique allemande.

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mardi 28 janvier 2014

Musique (Albert Samain)

Puisqu’il n’est point de mots qui puissent contenir,
Ce soir, mon âme triste en vouloir de se taire,
Qu’un archet pur s’élève et chante, solitaire,
Pour mon rêve jaloux de ne se définir.

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lundi 29 juillet 2013

A late quartet (Le quatuor) par Yaron Zilberman

Sorti l'hiver dernier aux US, cet été en France dans une relative discrétion, A Late Quartet raconte l'histoire d'un quatuor à cordes professionnel côté coulisses. Le violoncelliste (Christopher Walken, magnifique) découvre qu'il est atteint de la maladie de Parkinson, ce qui déclenche une crise majeure au sein du célèbre quatuor La Fugue qui allait entamer sa vingt-sixième saison. Des passions réprimées ou bien enfouies depuis des années font surface et mettent rudement à l'épreuve l'harmonie de ce drôle de mariage à quatre qu'est le quatuor à cordes. Recentré autour de cinq personnages principaux, servi par un jeu d'acteurs qui sonne très juste, le drame se déroule dans un impeccable crescendo émotionel jusqu'au premier concert de la saison, qui cristallise toutes les passions.

Le silence qui précède ce concert, les regards échangés par les quartettistes et ce que leurs visages expriment par leur immobilité même, est un très beau moment de cinéma. Ayant pénétré l'histoire, les motivations, les rêves réalisés ou contrariés de chacun d'eux, la force et la subtilité des liens qu'ils ont tissé en vingt-cinq ans, on comprend un peu mieux pourquoi quatre archets peuvent exprimer autant d'émotions, et nous boulverser au plus profond.

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Le sixième personnage, invisible mais omniprésent, est le quatorzième quatuor en ut dièse mineur du grand Ludwig van. Il forme l'essentiel de la bande son du film. Sa nature fragmentée et imprévisible épouse celle de la narration, qui procède par petites touches. Sa force expressive donne plus de relief à des scènes intimistes et souvent très pudiques (certains critiques ont jugé que c'était un peu surjoué par moments, mais je n'ai pas eu cette impression).

Les musiciens le savent bien: lorsqu'on travaille une pièce sérieusement, on la décortique, on la répète, on finit par en être obsédé, elle nous habite et revient par fragments dans notre oreille intérieure à tout moment de la journée. Ce film est une tentative pour faire entrer le spectateur dans l'univers mental d'un violoniste professionnel, et en tant que tel c'est une réussite. Le soin apporté au détails (il est manifeste que les acteurs ont travaillé plusieurs mois pour ne pas avoir l'air trop ridicules avec un archet dans la main, même les doigtés et coups d'archet des scènes en playback sont corrects) montre que ce film a été réalisé par un amoureux de la musique. Au milieu de la torpeur estivale, ce conte d'hiver new-yorkais est une heureuse surprise qui démontre si besoin est que le cinéma américain ne se limite pas aux blockbusters dont les ficelles scénaristiques sont aussi grosses que le budget. 

samedi 22 janvier 2011

Nuits d'été de Berlioz: la version pour voix haute, piano, violon, violoncelle est en ligne

J'ai déjà évoqué cet arrangement des Nuits d'été d'Hector Berlioz pour voix, piano, violon et violoncelle. Il existe en deux versions: voix haute (soprano ou ténor) et voix moyenne. Pour chaque version j'ai en outre posté en ligne une partie de violon et une partie de violoncelle où la ligne de chant est reproduite pour faciliter la mise en place. Les partitions sont disponibles sur le site de Tamino productions, en PDF ou en version papier. L'hébergeur actuel de ce site (qui assure également l'impression à la demande et l'envoi des partitions papier) ne permet malheureusement pas de regrouper plusieurs partitions ensemble, j'ai donc dû poster au total six partitions distinctes.

La première audition en concert de cet arrangement aura lieu cet été par le baryton L'Oiseleur des Longchamps.

dimanche 8 mars 2009

Weibengarten: romance pour alto et piano

Felix Weibengarten (1833-1887) a parfois été surnommé le Fauré allemand, bien que sa renommée n'ait guère dépassé à l'époque la basse-Saxe où il a passé l'essentiel de sa vie. Musik muss singen über alles (la musique doit chanter avant tout), telle était sa devise.

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